Organisation de journées d’étude
À travers bois
15 octobre 2025
Avec Pierre Bourdareau et Florence VerdinLa journée d’étude À travers bois se propose de croiser des expertises diversifiées sur le bois, entendu au double sens de matière première et d’espace sylvestre. Liant par là-même matériaux et milieux, l’expression « à travers bois » peut ainsi, d’une part, faire référence à la diversité d’acteurs humains et non humains ayant ces milieux en partage et peut d’autre part évoquer une façon de considérer les arbres et le bois comme des machines à remonter le temps.
La forêt, depuis laquelle cette recherche est pensée, est considérée comme un écosystème dynamique, un espace de cohabitation mais aussi un lieu polémique et de « frictions », pour reprendre l’expression d’Anna Lowenhaupt-Tsing[1], au croisement d’enjeux politiques, écologiques, économiques, sociotechniques et anthropologiques. C’est aussi une réflexion sur le temps qui est initié par les bois, dont Baptiste Morizot montre qu’ils sont constitués d’hétérochronies[2]. À la suite de l’auteur de S’enforester, nous souhaitons valoriser « une autre manière de lire le paysage : décrypter, devant chaque petit bout de forêt, les différents âges des innovations évolutives qui gouvernent chaque forme de vie, les différents visages du passé, et la manière donc chacun interagit au présent avec les autres, coopère, se parasite, facilite l’existence des autres ou s’en nourrit[3]. »
Voir le programme de la journée
Conception graphique du programme et de l’affiche : Pierre Bourdareau
[1] Anna Lowenhaupt-Tsing, Frictions. Délires et faux semblants de la globalité, traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Pignarre et Isabelle Stengers, Paris, La Découverte, 2020.
[2] Baptiste Morizot, S’enforester, Paris, D’une rive à l’autre, 2022, p. 99.
[3] Ibid.
La forêt, depuis laquelle cette recherche est pensée, est considérée comme un écosystème dynamique, un espace de cohabitation mais aussi un lieu polémique et de « frictions », pour reprendre l’expression d’Anna Lowenhaupt-Tsing[1], au croisement d’enjeux politiques, écologiques, économiques, sociotechniques et anthropologiques. C’est aussi une réflexion sur le temps qui est initié par les bois, dont Baptiste Morizot montre qu’ils sont constitués d’hétérochronies[2]. À la suite de l’auteur de S’enforester, nous souhaitons valoriser « une autre manière de lire le paysage : décrypter, devant chaque petit bout de forêt, les différents âges des innovations évolutives qui gouvernent chaque forme de vie, les différents visages du passé, et la manière donc chacun interagit au présent avec les autres, coopère, se parasite, facilite l’existence des autres ou s’en nourrit[3]. »
Conception graphique du programme et de l’affiche : Pierre Bourdareau
[1] Anna Lowenhaupt-Tsing, Frictions. Délires et faux semblants de la globalité, traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Pignarre et Isabelle Stengers, Paris, La Découverte, 2020.
[2] Baptiste Morizot, S’enforester, Paris, D’une rive à l’autre, 2022, p. 99.
[3] Ibid.
Le tournant environnemental de l’art
06 mars 2024
Avec Myriam MétayerTable ronde avec Felizitas Diering, Lydie Palaric et Feda Wardak,
suivie d’un entretien avec Bénédicte RAMADE
Felizitas DIiering, diplômée d’histoire de l’art et de littérature de l’Université Albert-Ludwig de Fribourg-en-Brisgau, dirige depuis 2017 le FRAC Alsace à Sélestat. Depuis 2018, elle y développe le programme « Natures », thème entendu en un sens large qui donne lieu à de nouvelles acquisitions et permet de porter un regard nouveau sur les oeuvres et la collection du FRAC.
Lydie Palaric a fait ses études aux Beaux-Arts de Bordeaux. Elle dirige depuis 2009 la Forêt d’Art Contemporain qui a permis à ce jour l’implantation de 27 oeuvres dans le Sud Gironde et les Landes. Elle est également directrice artistique de la Maison de la Photographie des Landes située à Labouheyre.
Bénédicte Ramade, historienne de l’art et critique d’art, est l’autrice de Vers un art anthropocène. L’art écologique américain pour prototype (Dijon, Presses du réel, 2022). Elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions en lien avec des thématiques écologiques, telles Acclimatation (Centre National d’Art Contemporain, Villa Arson, 2008-2009) ou REHAB, l’art de refaire (Espace Fondation EDF, 2010-2011).
Feda Wardak est architecte, constructeur, artiste et chercheur indépendant. Dans le cadre d’une résidence avec les Ateliers Médicis, il mène depuis 2019 un projet intitulé En dessous, la forêt, à Bondy. Il développe également une réflexion sur la gestion de l’eau à travers plusieurs actions en France et en Afghanistan.
Felizitas DIiering, diplômée d’histoire de l’art et de littérature de l’Université Albert-Ludwig de Fribourg-en-Brisgau, dirige depuis 2017 le FRAC Alsace à Sélestat. Depuis 2018, elle y développe le programme « Natures », thème entendu en un sens large qui donne lieu à de nouvelles acquisitions et permet de porter un regard nouveau sur les oeuvres et la collection du FRAC.
Lydie Palaric a fait ses études aux Beaux-Arts de Bordeaux. Elle dirige depuis 2009 la Forêt d’Art Contemporain qui a permis à ce jour l’implantation de 27 oeuvres dans le Sud Gironde et les Landes. Elle est également directrice artistique de la Maison de la Photographie des Landes située à Labouheyre.
Bénédicte Ramade, historienne de l’art et critique d’art, est l’autrice de Vers un art anthropocène. L’art écologique américain pour prototype (Dijon, Presses du réel, 2022). Elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions en lien avec des thématiques écologiques, telles Acclimatation (Centre National d’Art Contemporain, Villa Arson, 2008-2009) ou REHAB, l’art de refaire (Espace Fondation EDF, 2010-2011).
Feda Wardak est architecte, constructeur, artiste et chercheur indépendant. Dans le cadre d’une résidence avec les Ateliers Médicis, il mène depuis 2019 un projet intitulé En dessous, la forêt, à Bondy. Il développe également une réflexion sur la gestion de l’eau à travers plusieurs actions en France et en Afghanistan.
La chambre et les arts : l’intime au défi
18 février 2020
Avec Myriam MétayerDans la culture occidentale, la chambre est un espace clos, généralement intégré à un ensemble de plus grandes dimensions (la maison, l’hôtel, la cité universitaire, l’hôpital…). Cet effet gigogne fait d’elle un lieu particulièrement lié à l’« intime », dont l’étymologie renvoie au superlatif d’interior : plus intérieur que l’intérieur. Ce qui se passe dans la chambre serait à l’abri des regards et du monde dont le sujet semble s’extraire lorsqu’il se retire dans cette pièce. Depuis les années 1960, les artistes n’ont eu de cesse de jouer avec les a priori qu’engage une telle conception. En quelles mesures ont-ils fait de la chambre un laboratoire d’étude privilégié de l’évolution de nos comportements sociaux ? La chambre ne constituerait-elle pas une figure de référence dès lors qu’il s’agit d’explorer les contradictions de l’intime ?
Ainsi, nous entendons questionner les formes, les dispositifs et les stratégies auxquels les arts ont recours pour faire écho à la dualité de l’intime. La chambre se voit, en effet, fréquemment représentée, déplacée, investie, déformée, recréée dans de multiples domaines artistiques et à travers une diversité de médiums dont la présente manifestation souhaite témoigner.
Voir le programme de la journée
Ainsi, nous entendons questionner les formes, les dispositifs et les stratégies auxquels les arts ont recours pour faire écho à la dualité de l’intime. La chambre se voit, en effet, fréquemment représentée, déplacée, investie, déformée, recréée dans de multiples domaines artistiques et à travers une diversité de médiums dont la présente manifestation souhaite témoigner.
Variations et figures de la maison...
28-29 mai 2018
Avec Barbara BourcheninLes journées d’étude sur le thème de « la maison » réunissaient des chercheur·euse·s de différents champs disciplinaires : arts plastiques, cinéma, littérature, théâtre, urbanisme.
Quels lieux ou quelles entités appelle-t-on « maison » ? À partir de quand un bâtiment devient-il une maison ? Pourquoi certains lieux que nous avons habités continuent-ils à nous hanter longtemps après que nous les ayons quittés ? De quoi la maison peut-elle être la métaphore ? De quelles manières les artistes, écrivains, cinéastes, s’emparent-ils et elles de ce thème et de ce « motif » ?
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Une exposition organisée sur le même thème à la Maison des Arts présentaient les travaux de Chloé Bappel, Pierre Baumann, Denis Briand, Dominique Corbal, Marie Escorne, Emma Kadraoui, Raphaël Larre, Ninon Ladoux, Rémy Lézé, Julie Mitchell, Marta Rovira, Emma Schnellbach, Frédéric Sicard, Nicolas Vargas.
Les photographies de l’exposition ont été réalisées par Guillaume Delamarche.
Quels lieux ou quelles entités appelle-t-on « maison » ? À partir de quand un bâtiment devient-il une maison ? Pourquoi certains lieux que nous avons habités continuent-ils à nous hanter longtemps après que nous les ayons quittés ? De quoi la maison peut-elle être la métaphore ? De quelles manières les artistes, écrivains, cinéastes, s’emparent-ils et elles de ce thème et de ce « motif » ?
Une exposition organisée sur le même thème à la Maison des Arts présentaient les travaux de Chloé Bappel, Pierre Baumann, Denis Briand, Dominique Corbal, Marie Escorne, Emma Kadraoui, Raphaël Larre, Ninon Ladoux, Rémy Lézé, Julie Mitchell, Marta Rovira, Emma Schnellbach, Frédéric Sicard, Nicolas Vargas.
Les photographies de l’exposition ont été réalisées par Guillaume Delamarche.
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